The Making of Religion, by Andrew Lang

Appendix C

Crystal-Gazing

Since the chapter on crystal-gazing was in type, a work by Dr. Pierre Janet has appeared, styled ‘Les Névroses et les Idées Fixes.’1 It contains a chapter on crystal-gazing. The opinion of Dr. Janet, as that of a savant familiar, at the Salpêtrière, with ‘neurotic’ visionaries, cannot but be interesting. Unluckily, the essay must be regarded as seriously impaired in value by Dr. Janet’s singular treatment of his subject. Nothing is more necessary in these researches than accuracy of statement. Now, Dr. Janet has taken a set of experiences, or experiments, of Miss X.‘s from that lady’s interesting essay, already cited; has attributed them, not to Miss X., but to various people — for example, to une jeune fille, une pauvre voyante, une personne un peu mystique; has altered the facts in the spirit of romance; and has triumphantly given that explanation, revival of memory, which was assigned by Miss X. herself.

Throughout his paper Dr. Janet appears as the calm man of science pronouncing judgment on the visionary vagaries of ‘haunted’ young girls and disappointed seeresses. No such persons were concerned; no such hauntings, supposed premonitions, or ‘disillusions’ occurred; the romantic and ‘marvellous’ circumstances are mythopoeic accretions due to Dr. Janet’s own memory or fancy; his scientific explanation is that given by his trinity of jeune fille, pauvre voyante, and personne un peu mystique.

Being much engaged in the study of ‘neurotic’ and hysterical patients, Dr. Janet thinks that they are most apt to see crystal visions. Perhaps they are; and one doubts if their descriptions are more to be trusted than the romantic essay of their medical attendant. In citing Miss X.‘s paper (as he did), Dr. Janet ought to have reported her experiments correctly, ought to have attributed them to herself, and should, decidedly, have remarked that the explanation he offered was her own hypothesis, verified by her own exertions.

Not having any acquaintances in neurotic circles, I am unable to say whether such persons supply more cases of the faculty of crystal vision than ordinary people; while their word, one would think, is much less to be trusted than that of men and women in excellent health. The crystal visions which I have cited from my own knowledge (and I could cite scores of others) were beheld by men and women engaged in the ordinary duties of life. Students, barristers, novelists, lawyers, school-masters, school-mistresses, golfers — to all of whom the topic was perfectly new — have all exhibited the faculty. It is curious that an Arabian author of the thirteenth century, Ibn Khaldoun, cited by M. Lefébure, offers the same account of how the visions appear as that given by Miss Angus in the Journal of the S.P.R., April 1898. M. Lefébure’s citation was sent to me in a letter.

I append M. Lefébure’s quotation from Ibn Khaldoun. The original is translated in ‘Notices et Extraits des MSS. de la Bibliothèque Impériale,’ I. xix. p. 643–645.

‘Ibn Kaldoun admet que certains hommes ont la faculté de deviner l’avenir.

‘“Ceux, ajoute-t-il, qui regardent dans les corps diaphanes, tels que les miroirs, les cuvettes remplies d’eau et les liquides; ceux qui inspectent les coeurs, les foies et les os des animaux, . . . tous ces gens-là appartiennent aussi à la catégorie des devins, mais, à cause de l’imperfection de leur nature, ils y occupent un rang inférieur. Pour écarter le voile des sens, le vrai devin n’a pas besoin de grands efforts; quant aux autres, ils tâchent d’arriver au but en essayant de concentrer en un seul sens toutes leurs perceptions. Comme la vue est le sens le plus noble, ils lui donnent la préférence; fixant leur regard sur on objet à superficie unie, ils le considèrent avec attention jusqu’à ce qu’ils y aperçoivent la chose qu’ils veulent annoncer. Quelques personnes croient que l’image aperçue de cette manière se dessine sur la surface du miroir; mais ils se trompent. Le devin regarde fixement cette surface jusqu’à ce qu’elle disparaisse et qu’un rideau, semblable à un brouillard, s’interpose entre lui et le miroir. Sur ce rideau se dessinent les choses qu’il désira apercevoir, et cela lui permet de donner des indications soit affirmatives, soit négatives, sur ce que l’on désire savoir. Il raconte alors les perceptions telles qu’il les reçoit. Les devins, pendant qu’ils sont dans cet état, n’aperçoivent pas ce qui se voit réellement dans le miroir; c’est un autre mode de perception qui naît chez eux et qui s’opère, non pas au moyen de la vue, mais de l’âme. Il est vrai que, pour eux, les perceptions de l’âme ressemblent à celles des sens au point de les tromper; fait qui, du reste, est bien connu. La même chose arrive à ceux qui examinent les coeurs et les foies d’animaux. Nous avons vu quelques-uns de ces individus entraver l’opération des sens par l’emploi de simples fumigations, puis se servir d’incantations2 afin de donner à l’âme la disposition requise; ensuite ils racontent ce qu’ils ont aperçu. Ces formes, disent-ils, se montrent dans l’air et représentent des personnages: elles leur apprennent, au moyen d’emblèmes et de signes, les choses qu’ils cherchent à savoir. Les individus de cette classe se détachent moins de l’influence des sens que ceux de la classe précédente.”’

1 Lican, Paris, 1898.]

2 L’auteur arabe avait déjà mentionné (p. 209) l’emploi des incantations et indiqué qu’elles étuient un simple adjuvant physique destiné à donner à certains hommes une exaltation dont ils se servaient pour tâcher de découvrir l’avenir.

‘Pour arriver au plus haut degré d’inspiration dont il est capable, le devin doit avoir recours à l’emploi de certaines phrases qui se distinguent par une cadence et un parallelisme particuliers. Il essaye ce moyen afin de soustraire son âme aux influences des sens et de lui donner assez de force pour se mettre dans un contact imparfait avec le monde spirituel.3 Cette agitation d’esprit, jointe à l’emploi des moyens intrinsèques dont nous avons parlé, excite dans son coeur des idées que cet organe exprime par le ministère de la langne. Les paroles qu’il prononce sont tantôt vraies, tantôt fausses. En effet, le devin, voulant suppléer à l’imperfection de son naturel, se sert de moyens tout à fait étrangers à sa faculté perceptive et qui ne s’accordent en aucune façon avec elle. Donc la vérité et l’erreur se présentent à lui en même temps, aussi ne doit on mettre aucune confiance en ses paroles. Quelquefois même il a recours à des suppositions et à des conjectures dans l’espoir de rencontrer la vérité et de tromper ceux qui l’interrogent.’]

3 Compare Tennyson’s way of attaining a state of trance by repeating to himself his own name.]

http://ebooks.adelaide.edu.au/l/lang/andrew/making_of_religion/appendix3.html

Last updated Friday, March 7, 2014 at 22:03