Monsieur Lecoq: L'Honneur du Nom, by Émile Gaboriau

XXV

Le secret que les approches de la mort avaient arraché à Marie-Anne au fort de la fusillade de la Croix-d’Arcy, Mme d’Escorval l’ignorait quand elle joignait sa voix aux prières de son fils pour retenir la malheureuse jeune fille.

Mais cette circonstance n’inquiétait pas Maurice.

Sa foi en sa mère était absolue, complète; il était sûr qu’elle pardonnerait quand elle apprendrait la vérité.

Les femmes aimantes, chastes épouses et mères sans reproche, gardent au fond du coeur des trésors d’indulgence pour les entraînements de la passion.

Elles peuvent mépriser et braver les préjugés hypocrites, celles dont la vertu immaculée n’eut jamais besoin des honteuses transactions du monde.

Et d’ailleurs, est-il une mère qui, secrètement, n’excuse la jeune fille qui n’a pu se défendre de l’amour de son fils, à elle, de ce fils que son imagination pare de séductions irrésistibles! . . .

Toutes ces réflexions avaient traversé l’esprit de Maurice, et plus tranquille sur le sort de Marie-Anne, il ne songea qu’à son père.

Le jour venait . . . Maurice déclara qu’il allait endosser un déguisement et se rendre à Montaignac.

A ces mots, Mme d’Escorval se détourna, cachant son visage dans les coussins du canapé pour y étouffer ses sanglots.

Elle tremblait pour la vie de son mari, et voici que son fils se précipitait au-devant du danger . . . Peut-être; avant le coucher de ce soleil qui se levait, n’aurait-elle ni mari ni fils.

Et pourtant elle ne dit pas: «Non, je ne veux pas!» Maurice ne remplissait-il pas un devoir sacré! . . . Elle l’eût aimé moins, si elle l’eût cru capable d’une lâche hésitation. Elle eût séché ses larmes s’il l’eût fallu, pour lui dire: «Pars!»

Tout d’ailleurs n’était-il pas préférable aux horreurs de cette incertitude où on se débattait depuis des heures! . . .

Maurice gagnait déjà la porte pour monter revêtir un travestissement, l’abbé Midon lui fit signe de rester.

— Il faut, en effet, courir à Montaignac, lui dit-il, mais vous déguiser serait une folie. Infailliblement vous seriez reconnu, et indubitablement on vous appliquerait l’axiome que vous savez: «Tu te caches, donc tu es coupable.» Vous devez marcher ouvertement, la tête haute, exagérant l’assurance de l’innocence . . . Allez droit au duc de Sairmeuse et au marquis de Courtomieu, criez à l’injustice! . . . Mais je veux vous accompagner, nous irons en voiture à deux chevaux.

Maurice paraissait indécis.

— Suis les conseils de M. le curé, mon fils, dit Mme d’Escorval, il sait mieux que nous ce que nous devons faire.

— J’obéirai, mère!

L’abbé n’avait pas attendu cet assentiment pour courir donner l’ordre d’atteler. Mme d’Escorval sortit pour écrire quelques lignes à une amie dont le mari jouissait d’une certaine influence à Montaignac. Maurice et son amie restèrent seuls.

C’était, depuis l’aveu de Marie-Anne, leur première minute de solitude et de liberté.

Ils étaient debout, à deux pas l’un de l’autre, les yeux encore brillants de pleurs répandus, et ils restèrent ainsi un instant, immobiles, pâles, oppressés, trop émus pour pouvoir traduire leur sensation.

A la fin, Maurice s’avança, entourant de son bras la taille de son amie.

— Marie-Anne, murmura-t-il, chère adorée, je ne savais pas qu’on pouvait aimer plus que je ne vous aimais hier . . . Et vous, vous avez souhaité la mort, quand de votre vie une autre vie précieuse dépend! . . .

Elle hocha tristement la tête.

— J’étais terrifiée, balbutia-t-elle . . . L’avenir de honte que je voyais, que je vois, hélas! se dresser devant moi m’épouvantait jusqu’à égarer ma raison . . . Maintenant, je suis résignée . . . j’accepterai sans révolte la punition de l’horrible faute . . . je m’humilierai sous les outrages qui m’attendent! . . .

— Des outrages, à vous! . . . Ah! malheur à qui oserait! . . . Mais ne serez-vous pas ma femme devant les hommes comme vous l’êtes devant Dieu! . . . Le malheur à la fin se lassera! . . .

— Non, Maurice, non! . . . il ne se lassera pas.

— Ah! . . . c’est toi qui es sans pitié! . . . Je ne le vois que trop, tu me maudis, tu maudis le jour où nos regards se sont rencontrés pour la première fois! . . . Avoue-le . . . dis-le . . .

Marie-Anne se redressa.

— Je mentirais, répondit-elle, si je disais cela . . . Mon lâche coeur n’a pas ce courage. Je souffre, je suis humiliée et brisée, mais je ne regrette rien, puisque . . .

Elle n’acheva pas; il l’attira à lui, leurs visages se rapprochèrent, et leurs lèvres et leurs larmes se confondirent en un baiser . . .

— Tu m’aimes, s’écria Maurice, tu m’aimes! . . . Nous triompherons, je saurai sauver mon père et le tien, je sauverai ton frère!

Dans la cour, les chevaux piaffaient. L’abbé Midon criait: «Eh bien! partons-nous?» Mme d’Escorval reparut avec une lettre, qu’elle remit à Maurice.

Longtemps elle tint embrassé dans une étreinte convulsive ce fils qu’elle tremblait de ne plus revoir, puis rassemblant toute son énergie, elle le repoussa en prononçant ce seul mot:

— Va! . . .

Il sortit . . . et lorsque s’éteignit, sur la route, le roulement de la voiture qui l’emportait, Mme d’Escorval et Marie-Anne se laissèrent tomber à genoux, implorant la miséricorde du Dieu des causes justes.

Elles ne pouvaient que prier. Le curé de Sairmeuse agissait, ou plutôt il poursuivait l’exécution du plan de salut qu’il avait conçu.

Ce plan, d’une simplicité terrible, comme la situation, il l’expliquait à Maurice pendant que galopaient les chevaux rudement menés.

— Si en vous livrant vous deviez sauver votre père, disait-il, je vous crierais: Livrez-vous, et confessez la vérité, c’est votre devoir strict . . . Mais ce sacrifice serait plus qu’inutile, il serait dangereux. Jamais l’accusation ne consentirait à vous séparer de votre père. On vous garderait, mais on ne le lâcherait pas, et vous seriez indubitablement condamnés tous les deux . . . Laissons donc — je ne dirai pas la justice, ce serait un blasphème — mais les hommes de sang qui s’intitulent juges, s’égarer sur son compte et lui attribuer tout ce que vous avez fait . . . Au moment du procès, nous arriverons avec les plus éclatants témoignages d’innocence, avec des alibi tellement indiscutables que force sera de l’acquitter . . . Et je connais assez les gens de notre pays pour être sûr que pas un des accusés ne révélera notre manoeuvre . . .

— Et si nous ne réussissons pas! dit Maurice d’un air sombre, que me restera-t-il à faire?

C’était une question si terrible que le prêtre n’osa répondre. Tout le reste du chemin, Maurice et lui gardèrent le silence.

Ils arrivaient cependant, et Maurice reconnut combien avait été sage l’abbé Midon en l’empêchant de recourir à un déguisement.

Armés des pouvoirs les plus étendus, le duc de Sairmeuse et le marquis de Courtomieu avaient fait fermer toutes les portes de Montaignac, hormis une seule.

Par cette porte devaient passer ceux qui voulaient entrer ou sortir, et il s’y trouvait deux officiers qui examinaient les allants et venants, qui les interrogeaient, et qui, même, prenaient par écrit les noms et les signalements.

Au nom d’Escorval, ces deux officiers eurent un tressaillement trop visible pour échapper à Maurice.

— Ah! . . . vous savez ce qu’est devenu mon père! . . . s’écria-t-il.

— Le baron d’Escorval est prisonnier, monsieur, répondit un des officiers.

Si préparé que dût être Maurice à cette réponse, il pâlit.

— Est-il blessé? reprit-il vivement.

— Il n’a pas une égratignure! . . . mais entrez, monsieur, passez! . . .

Aux regards inquiets de ces officiers, on eût dit qu’ils craignaient de se compromettre en causant avec le fils d’un si grand coupable. Peut-être, en effet, se compromettaient-ils.

La voiture roula, et elle ne s’était pas avancée de cent mètres dans la Grand’Rue, que déjà l’abbé Midon et Maurice avaient remarqué plusieurs affiches blanches collées aux murs . . .

— Il faut savoir ce que c’est, dirent-ils ensemble.

Ils firent arrêter la voiture près d’une affiche devant laquelle stationnait déjà un lecteur, ils descendirent et lurent cet ARRÊTÉ:

ARTICLE 1er. Les habitants de la maison dans laquelle sera trouvé le sieur Lacheneur seront livrés à une commission militaire pour être passés par les armes.

ARTICLE II. Il est accordé à celui qui livrera mort ou vif ledit sieur Lacheneur, une somme de 20,000 francs pour gratification.

Cela était signé: duc de Sairmeuse.

— Dieu soit loué! . . . s’écria Maurice; le père de Marie-Anne est sauvé! . . . Il avait un bon cheval, et en deux heures . . .

Un coup de coude et un coup d’oeil de l’abbé Midon l’arrêtèrent.

L’abbé lui montrait l’homme arrêté près d’eux . . . Cet homme n’était autre que Chupin.

Le vieux maraudeur les avait reconnus aussi, car il se découvrit devant le curé de Sairmeuse, et avec des regards où flamboyaient les plus ardentes convoitises, il dit:— Vingt mille francs! . . . c’est une somme cela! En la plaçant à fonds perdus, on vivrait des revenus sa vie durant! . . .

L’abbé Midon et Maurice frissonnaient en remontant en voiture. Il leur avait été impossible de se méprendre à l’accent de Chupin.

L’énormité de la somme promise avait ébloui le misérable et le fascinait jusqu’à ce point de lui arracher son masque de cautèle accoutumée.

Il s’était trahi. Il avait laissé entrevoir ses détestables projets et quelles espérances abominables s’agitaient dans les boues de son âme.

— Lacheneur est perdu si cet homme découvre sa retraite, murmura le curé de Sairmeuse.

— Par bonheur, répondit Maurice, il doit avoir franchi la frontière, il y a cent à parier contre un qu’il est désormais hors de toute atteinte.

— Et si vous vous trompiez? . . . Si, blessé et perdant son sang, Lacheneur n’avait eu que bien juste la force de se traîner jusqu’à la maison la plus proche pour y demander l’hospitalité? . . .

— Oh! . . . monsieur l’abbé, je connais nos paysans! . . . Il n’en est pas un qui soit capable de vendre lâchement un proscrit! . . .

Ce noble enthousiasme de la jeunesse arracha au prêtre le douloureux sourire de l’expérience.

— Vous oubliez, reprit-il, les menaces affichées à côté des provocations à la trahison et au meurtre. Tel qui ne voudrait pas souiller ses mains du prix du sang, peut être saisi du vertige de la peur.

Ils suivaient alors la grande rue, et ils étaient frappés de l’aspect morne de Montaignac, cette petite ville si vivante et si gaie d’ordinaire.

La consternation et l’épouvante y régnaient. Les boutiques étaient fermées, les volets des maisons restaient clos. Partout un silence lugubre. On eût dit un deuil général et que chaque famille avait perdu quelqu’un de ses membres.

La démarche des rares passants était inquiète et singulière. Ils se hâtaient, en jetant de tous côtés des regards défiants.

Deux ou trois qui étaient des connaissances du baron et qui croisèrent la voiture se détournèrent d’un air effrayé pour éviter de saluer . . .

L’abbé Midon et Maurice devaient trouver l’explication de ces terreurs à l’hôtel où ils avaient donné l’ordre à leur cocher de les conduire.

Ils lui avaient désigné l’Hôtel de France, où descendait le baron d’Escorval quand il venait à Montaignac, et dont le propriétaire n’était autre que Langeron, cet ami de Lacheneur, qui, le premier, avait donné avis de l’arrivée du duc de Sairmeuse.

Ce brave homme, en apprenant quels hôtes lui arrivaient, alla au-devant d’eux jusqu’au milieu de la cour, sa toque blanche à la main.

Ce jour-là, cette politesse était de l’héroïsme.

Etait-il du complot? on l’a toujours cru.

Le fait est qu’il invita Maurice et l’abbé à se rafraîchir, de façon à leur donner à entendre qu’il avait à leur parler, et il les conduisit à une chambre où il savait être à l’abri de toute indiscrétion.

Grâce à un des valets de chambre du duc de Sairmeuse qui fréquentait son établissement, il en savait autant que l’autorité, il en savait plus, même, puisqu’il avait en même temps des informations par ceux des conjurés qui étaient restés en liberté.

Par lui, l’abbé Midon et Maurice eurent leurs premiers renseignements positifs.

D’abord on était sans nouvelles de Lacheneur, non plus que de son fils Jean; ils avaient échappé aux plus ardentes recherches.

En second lieu, il y avait jusqu’à ce moment deux cents prisonniers à la citadelle, et parmi eux le baron d’Escorval et Chanlouineau.

Enfin, depuis le matin, il n’y avait pas eu moins de soixante arrestations à Montaignac même.

On pensait généralement que ces arrestations étaient l’oeuvre d’un traître, et la ville entière tremblait . . .

Mais M. Langeron connaissait leur véritable origine, qui lui avait été confiée, sous le sceau du secret, par son habitué le valet de chambre.

— C’est certes une histoire incroyable, messieurs, disait-il, et cependant elle est vraie. Deux officiers de la légion de Montaignac, qui revenaient de leur expédition ce matin, au petit jour, traversaient le carrefour de la Croix-d’Arcy, quand sur le revers d’un fossé, ils aperçurent, gisant mort, un homme revêtu de l’uniforme des anciens guides de l’empereur . . .

Maurice tressaillit.

Cet infortuné, il n’en pouvait douter, était ce brave officier à la demi-solde, qui était venu se joindre à sa colonne sur la route de Sairmeuse, après avoir parlé à M. Lacheneur.

— Naturellement, poursuivait M. Langeron, mes deux officiers s’approchent du cadavre. Ils l’examinent, et qu’est-ce qu’ils voient? Un papier qui dépassait les lèvres de ce pauvre mort. Comme bien vous pensez, ils s’emparent de ce papier, ils l’ouvrent, ils lisent . . . C’était la liste de tous les conjurés de la ville et de quelques autres encore, dont les noms n’avaient été placés là que pour servir d’appât . . . Se sentant blessé à mort, l’ancien guide aura voulu anéantir la liste fatale, les convulsions de l’agonie l’ont empêché de l’avaler . . .

Cependant, ni l’abbé ni Maurice n’avaient le temps d’écouter les commentaires dont le maître d’hôtel accompagnait son récit.

Ils se hâtèrent d’expédier à Mme d’Escorval et à Marie-Anne un exprès destiné à les rassurer, et sans perdre une minute, bien décidés à tout oser, ils se dirigèrent vers la maison occupée par le duc de Sairmeuse.

Lorsqu’ils y arrivèrent, une foule émue se pressait devant la porte.

Oui, il s’y trouvait bien une centaine de personnes, des hommes à la figure bouleversée, des femmes en larmes qui sollicitaient, qui imploraient une audience.

Ceux-là étaient les parents des malheureux qu’on avait arrêtés.

Deux valets de pied en superbe livrée, à l’air important, avaient toutes les peines du monde à retenir le flot grossissant des solliciteurs . . .

L’abbé Midon espérant que sa robe lèverait la consigne, s’approcha et se nomma. Il fut repoussé comme les autres.

— M. le duc travaille et ne peut recevoir, répondirent les domestiques, M. le duc rédige ses rapports pour Sa Majesté.

Et à l’appui de leurs dires, ils montraient dans la cour les chevaux tout sellés des courriers qui devaient porter les dépèches.

Le prêtre rejoignit tristement son compagnon.

— Attendons! lui dit-il.

Volontairement ou non, les domestiques trompaient tous ces pauvres gens. M. de Sairmeuse, en ce moment, s’inquiétait peu de ses rapports. Une scène de la dernière violence éclatait entre M. de Courtomieu et lui.

Chacun de ces deux nobles personnages prétendant s’attribuer le premier rôle — celui qui serait le plus chèrement payé, sans doute — il y avait conflit d’ambitions et de pouvoirs.

Ils avaient commencé par échanger quelques récriminations, et ils en étaient vite venus aux mots piquants, aux allusions amères et enfin aux menaces.

Le marquis prétendait déployer les plus effroyables — il disait les plus salutaires — rigueurs; M. de Sairmeuse, au contraire, inclinait à l’indulgence.

L’un soutenait que du moment où Lacheneur, le chef de la conspiration, et son fils s’étaient dérobés aux poursuites, il était urgent d’arrêter Marie-Anne.

L’autre déclarait que saisir et emprisonner cette jeune fille serait un acte impolitique, une faute qui rendrait l’autorité plus odieuse et les conjurés plus intéressants.

Et, entêtés chacun dans son opinion, ils discutaient sans se convaincre.

— Il faut décourager les rebelles en les frappant d’épouvante! criait M. de Courtomieu.

— Je ne veux pas exaspérer l’opinion, disait le duc.

— Eh! . . . qu’importe l’opinion! . . .

— Soit! . . . mais alors donnez-moi des soldats dont je sois sûr. Vous ne savez donc pas ce qui est arrivé cette nuit? Il s’est brûlé de la poudre de quoi gagner une bataille, et il n’est pas resté quinze paysans sur le carreau. Nos hommes ont tiré en l’air. Vous ne savez donc pas que la légion de Montaignac est composée, pour plus de moitié, d’anciens soldats de Buonaparte qui brûlent de tourner leurs armes contre nous! . . .

Ni l’un ni l’autre n’osait dire la raison vraie de son obstination.

Mlle Blanche était arrivée le matin à Montaignac, elle avait confié à son père ses angoisses et ses souffrances et elle avait fait jurer qu’il profiterait de cette occasion pour la débarrasser de Marie-Anne.

De son côté, le duc de Sairmeuse, persuadé que Marie-Anne était la maîtresse de son fils, ne voulait à aucun prix qu’elle parût devant le tribunal. À la fin, le marquis céda.

Le duc lui avait dit: «Eh bien! vidons cette querelle . . . » en regardant si amoureusement une paire de pistolets, qu’il avait senti un frisson taquin courir le long de sa maigre échine . . .

Ils sortiront donc ensemble pour se rendre près des prisonniers, précédés de soldats qui écartaient les solliciteurs, et on attendit vainement le retour du duc de Sairmeuse.

Et tant que dura le jour, Maurice ne put détacher ses yeux du télégraphe aérien établi sur la citadelle, et dont les bras noirs s’agitaient incessamment.

— Quels ordres traversent l’espace? . . . disait-il à l’abbé Midon; est-ce la vie? est-ce la mort? . . .

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